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Chapitre d'ouvrage

Saint-Sébastien (1813) Blocus, sièges et destruction

Résumé : Fait bien connu, la bataille de Vitoria (21 juin 1813) marqua l'effondrement du pouvoir joséphin en Espagne. En revanche, le sort de l'ancienne Couronne d'Aragon s'avérait différent, puisque la Catalogne avait été annexée au Grand Empire le 26 juin 1812 et que le maréchal Suchet continuait d'y affronter, non sans succès, les forces espagnoles, anglaises et siciliennes. Désormais, les Français ne possédaient plus que trois places fortes dans le Nord-Ouest de la Péninsule : Santoña, Pampelune et Saint-Sébastien. En plus de leur situation (littorale ou terrestre), ces dernières se différenciaient par l'état de leurs défenses. Depuis sa saisie par surprise en février 1808, Pampelune était une place de guerre, le principal appui des forces impériales en Navarre contre la guérilla des deux Mina ; et depuis mai/juin 1811 Santoña se mua en un « Gibraltar du Golfe de Gascogne », conformément aux désirs de l'Empereur 2. Par contre, Saint-Sébastien n'avait ni garnison, ni fortifications adéquates en juin 1813. Le matériel de guerre qui y était entreposé, de même que les réserves de vivres, avait été employé par les Français pour leurs opérations poliorcétiques antérieures à travers la Péninsule. Le commandant du Génie Pinot et le gouverneur lui-même, le général Rey, le signalèrent par divers rapports au ministère de la Guerre français 3. Pourtant, cette ville fortifiée apparaissait comme un obstacle majeur aux troupes britanniques, si nous en croyons un officier d'un régiment d'élite, le 3 e Guards, généralement bien informé. Ce dernier écrivit ainsi à son père, le 3 juillet, que « c'était une place très forte ; Burgos n'était qu'une plaisanterie à côté » 4. Toujours est-il que ce fut le seul siège mis en oeuvre par Wellington durant son offensive d'été décisive vers la frontière française : Santoña y Pampelune ne subirent qu'un blocus. En réalité, ce fut davantage une combinaison de blocus et de travaux de siège conformes aux normes de la poliorcétique héritée de Vauban 5. Le dernier siège eut pour objectif les fortifications du Mont Orgullo, qui dominait la ville (31 août-9 septembre) et se réduisit à un bombardement aussi intense que dévastateur. Nous connaissons les détails de l'affaire grâce à deux récits approfondis, oeuvres d'officiers du Génie « vétérans » des conflits napoléoniens, même si aucun des deux ne prit part à ce siège 6. Avec les documents de
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https://hal-univ-montpellier3-paul-valery.archives-ouvertes.fr/hal-03504777
Contributeur : Jean-Marc Lafon Connectez-vous pour contacter le contributeur
Soumis le : mercredi 29 décembre 2021 - 18:59:30
Dernière modification le : samedi 8 janvier 2022 - 03:38:30

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Identifiants

  • HAL Id : hal-03504777, version 1

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Citation

Jean-Marc Lafon. Saint-Sébastien (1813) Blocus, sièges et destruction. Los Sitios en la Guerra de la Independencia: la lucha en las ciudades, 2011. ⟨hal-03504777⟩

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